Moger Orchestra

Brass rock teinté de free jazz et de hip-hip à 15 musiciens

1. Flying Time

2. The Curse of the Traveller

3. The Fountain

4. The Diamond is Sharp

5. Tracing the Shadows

Distribution

Moger composition
Mael Oudin arrangements et direction d’orchestre
Dylan James  chant / basse
Nicolas Pointard batterie
Grégoire Barbedor tuba
Etienne Cabaret, Christophe Rocher, Nicolas Maillet clarinette
Antoine Peran, Frédéric Schmidely flûte
Régis Bunel, Nicolas Peoc’h, Maxence Ravelomanantsoa saxophone
Philippe Champion, Romain Cadiou trompette
Simon Latouche, François Tavard trombone
Griselda Drouet paroles

Présentation

Tous ceux qui ont écouté l’album « Time Will Defeat » de Moger savent qu’il est possible de faire de la bonne musique avec une clarinette basse, un saxophone baryton, un tuba, une basse électrique et une batterie. Bien sûr, la poésie acide de Griselda Drouet et son interprétation magistrale par Dylan James sont des portes d’entrée accueillantes pour intégrer cet univers de « basses ». Mais les timbres chaleureux de ces instruments graves, l’inventivité des idées et l’énergie débordante de ces musiciens/créateurs pour relever le défi d’un effectif atypique sont plus que convaincants !


Alors pourquoi faire appel à un arrangeur et ajouter dix instruments à vent supplémentaires? Certainement pas pour « arranger » cette musique qui fonctionne déjà par elle-même. Le travail d’orchestration (le terme est plus adapté) a plutôt eu pour objet de libérer les forces sous-entendues dans la musique de Moger, de prendre possession de l’aigu du spectre sonore si cher à nos oreilles, de transcender le bouillonnement qui se crée quand les cinq musiciens sont à l’œuvre.


Maintenant, ils sont quinze ; l’écriture et l’improvisation se mélangent en une symbiose nouvelle, dans laquelle chaque musicien met son monde intérieur au service du collectif.

 

Plus d’informations sur Moger Orchestra et la compagnie des Musiques Têtues

Photos

Agenda

Il n’y a pas de concert prévu pour l’instant.

 

Concerts passés

12 novembre 2017  Festival Jazz à l’Ouest, MJC Bréquigny, Rennes (35)

4 novembre 2017  Kergrist-Moëllou (22)

16 juillet 2017  Festival « Les Vieilles Charrues », Carhaix (22)

18 mai 2017  la Carène, Brest (29)

Revue de presse

Oui, il est possible de faire de la très bonne musique avec une clarinette basse, un saxophone baryton, un tuba, une basse électrique et une batterie sur des poésies de Griselda Drouet !  Moger, nous l’avait démontré avec la sortie de leur premier album « Time Will Defeat » sorti en 2015. Ce quintet basé à Rostrenen en Centre Bretagne, fait partie de la compagnie des Musiques Têtues, association qui a pour vocation la création et l’accompagnement de groupes, la diffusion de spectacles ainsi que la production de disques. Pour ce nouveau projet, ils remettent le couvercle sur la marmite avec cinq compositions tirées du précédent opus, sous la direction de Mael OUDIN et de dix musiciens supplémentaires… Le Moger Orchestra est né ! Son brut entre courants pop-rock, thèmes traditionnels, chorus de jazz et compos puissantes, Moger affirme sa volonté d’abolir les frontières musicales dans un raz de marée sonore au souffle cuivré, orchestré de manière à sublimer des poèmes mystérieux et aventureux. Un courant musical subjuguant et fascinant, sur lequel on se laisse irrésistiblement porter pour finalement s’échouer au pied du grand Moger (mur en breton).

Venus du jazz et de la musique Trad, les musiciens de Moger Orchestra redonnent des couleurs aux Brass Band. Un régal. 

Il y a Moger et Moger. Surtout lorsqu’un des deux Moger s’acoquine avec Orchestra. Et c’est bien Moger Orchestra qui nous intéresse aujourd’hui avec la présentation de leur disque éponyme sorti au début de l’été 2017. La différence entre les deux formations ? Une dizaine de musiciens environ. Moger est un quintet alors que Moger Orchestra accueille une quinzaine de musiciens (dont une section cuivre), tous issus de la Compagnie des Musiques Tétues de Rostrenen. Mais l’ambition reste la même : déstructurer le rock pour en restituer une vraie liberté jazz. Certains appelleront ça du Free Rock ; d’autres du Free Jazz. Dans les deux cas, ce véritable big band fait reposer son esprit de recomposition sur une section rythmique basse batterie (là est leur esprit rock avec le chant) qui permet aux cuivres de s’en donner à cœur joie. On est alors très proche d’un brass band. C’est ce mariage du rock, du jazz et du brass qui donne à Moger Orchestra cette incroyable dynamique et cette originalité folle. Avec ce groupe, le Kreiz Breizh tient sa pépite. On n’attend plus que les chasseurs d’or viennent nous la voler !

Hervé Devallan

publié le 19-09-2017